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Découvrez l’histoire intrigante de Stella, une personne qui, avec le soutien passionné de sa conjointe, se lance dans une audacieuse exploration de l’identité et du genre.
Ce témoignage promet de vous transporter dans les coulisses d’une transformation personnelle exceptionnelle, où les normes de genre sont non seulement questionnées mais joyeusement transcendées.
Quels secrets Stella révélera-t-iel sur son voyage vers l’authenticité ? Quelles révélations surprenantes attendent celleux qui osent défier les conventions ?
Suivez Stella dans ce récit plein de suspense et d’émerveillement, où chaque mot invite à repenser les possibles de notre propre existence

Je m’appelle Stella (prénom que j’adore, trouvé par ma femme).
Je suis un homme hétérosexuel, marié donc, qui approche de la quarantaine.
Je travaille dans l’informatique et vis dans le Nord de la France.
Eh oui ! Il faut que je te raconte comment ça s’est passé.
On est le matin, avant ou après le petit déjeuner je ne sais plus, un week-end de fin avril. J’annonce à ma femme que je dois lui partager une envie, un « fantasme ». Elle part sur des pistes farfelues, extrêmes pour moi. Je réalise que le travestissement est alors très banal par rapport à ce qu’elle s’imagine.
Je prononce le mot « travestissement ». Elle ne s’y attend pas, est surprise. Elle me voit différemment. Ça renforce notre relation au fil des jours.
A mon grand plaisir, elle se propose de m’aider dans la recherche de vêtements, le maquillage, etc. C’est ma conseillère mode perso.
Elle a eu peur que je souhaite changer de sexe, ce qui n’est pas prévu. Je n’en ressens pas le besoin. Mais pour elle, ce serait un souci, car elle n’a aucune attirance avec les femmes. Malgré tout, selon ses propos, elle resterait avec moi par amour.
Ton blog et Reddit m’ont aidé à franchir le pas. Car j’ai vu des conseils d’hommes partageant ce souhait à leurs compagnes. Je veux une vie sans regrets.
J’ai une curiosité qui date d’il y a plus de dix ans maintenant. J’ai toujours été attiré par la mode, homme ou femme. Une de mes enseignantes à l’école me disait d’ailleurs que je serais bien comme journaliste mode. Elle était surprise de mes connaissances sur le sujet.
Inconsciemment, j’ai aussi mis beaucoup de pression à ma femme sur la lingerie par exemple et je m’en excuse auprès d’elle. C’est un élément important pour moi. Je trouve ça magnifique. Des marques comme Agent Provocateur, Fleur du Mal, La Perla, Dita Von Teese… Des bas, un porte-jarretelles, une culotte et un beau soutien-gorge… C’est la quintessence de la beauté. Des choses que l’on n’a pas en rayon homme ! Je trouve les sous-vêtements pour hommes, laids ou neutres de manière générale, voire même kitsch ! Ils sont juste « fonctionnels ».
Je suis quelqu’un pour qui le toucher est très important. J’aime cuisinier, toucher les ingrédients. Des matières comme le satin, la soie procurent des sensations différentes que les vêtements d’homme. Quand je porte des vêtements d’homme, je ne ressens pas de sensations, quel que soit le vêtement, même s’il est très beau ! C’est neutre. Mais une robe, une jupe ou des talons, ça donne un effet incroyable. Tu te sens la reine du monde. La princesse de la soirée.
Ponctuelle, mais elle est tout de même souvent dans un coin de ma tête… Je n’aime juste pas du tout la partie démaquillage. C’est horrible.
Dans l’idéal, si je peux faire cela deux fois par mois, je serais heureux.
Je ne sais pas si le travestissement sera là toute ma vie. J’avance sans me poser de questions, avec l’esprit ouvert.
Je me travestis pour plusieurs raisons, que j’expose ci-dessous :
• Je le vois comme un projet artistique, un peu similaire à du cosplay.
• Réduction du stress, en n’ayant pas les responsabilités de mon rôle d’homme au quotidien.
• Me travestir me force à ralentir et à perdre le contrôle. Le maquillage est fait par quelqu’un d’autre, je dois être patient. Les chaussures à talons obligent aussi à marcher plus lentement.
• Un certain côté rebelle vis-à-vis de la société qui s’accentue, j’en ai marre que les vêtements d’homme puissent être portés par les femmes, mais l’inverse est un tabou. Ça n’a aucun sens. On ne parle que d’un bout de tissu… imaginé par des humains. Tout ça pour ça.
• Améliorer mon style. Ne rien me refuser. Les rayons homme ou femme me sont ouverts. Je peux combiner des éléments des deux rayons si ça fait sens. J’aime par exemple mélanger une jupe avec des sandales Dr Martens homme et un t-shirt hard rock et des bijoux masculins. C’est confortable et stylé.
• Une curiosité qui doit répondre à la question : « comment je serais si j’étais né femme ? »
• Je cherchais une activité qui permettait de sortir des codes imposés au quotidien.
J’ai pensé à conduire des voitures de course par exemple, mais ça comportait plusieurs problématiques (impossible de le faire n’importe quand, durée courte…).
Le travestissement répond à cela, car c’est une sorte d’interdit. L’avantage, c’est que je peux le faire n’importe où et ça n’est pas dangereux.
Je découvre aussi d’autres facettes de moi-même et comprends mieux les femmes. Ça prend du temps de se préparer pour sortir.
Depuis, je fais beaucoup plus attention au style des gens dans la rue. Une belle manucure, je le remarque direct. Je n’hésite pas à complimenter ou savoir où ça a été acheté.
• La gratification de duper les gens, en les faisant croire que je suis une vraie femme. Ce côté piège, trompe l’œil. Ça m’amuse énormément.
• Me challenger en sortant de ma zone de confort. Tu m’aurais dit l’an dernier, ou même en début d’année, que j’allais faire du travestissement, j’aurais tout simplement explosé de rire. Ça me paraissait inconcevable. Le poids de la société étant trop fort là-dessus.
J’ai vécu des évènements difficiles comme la perte de proches et d’autres ces dernières années.
Ces évènements, les uns après les autres, m’ont fait réfléchir au sens de la vie.
Je ne voulais pas d’une vie linéaire avec des horaires de bureau de 9h à 17h, faire à manger, regarder un film, puis on recommence le lendemain.
J’avais aussi ce sentiment que ma personnalité est environ 15/20% féminine, que j’ai supprimée à cause des normes sociétales. J’ai vécu avec cela bien longtemps. Mon chemin de vie a fait que j’en ai eu assez de bloquer cela par crainte. J’ai décidé de laisser faire les choses.
Mon premier travestissement a eu lieu aux Pays-Bas il y a un mois chez Transmakeover, qui est aussi une dominatrice BDSM et sa femme transgenre.
Des personnes adorables et très intéressantes. Ma femme est venue avec moi pour cet atelier de 4 heures. On a fait le maquillage, testé 3 tenues différentes.
Je n’ai pas été pleinement satisfait de cette première expérience. Le maquillage ne me convenait pas.
Ça m’a permis tout de même d’avoir une première vision du travestissement. Et c’est déjà très bien.
C’était aussi la première fois que je posais avec un vrai photographe. Je n’étais pas totalement libéré.
Dans mon cerveau, deux visions s’opposaient.
D’un côté, « c’est chouette, tu sors de ta zone de confort, tu prends des risques, tu satisfais ta curiosité ».
De l’autre, « qu’est-ce que tu es en train de faire ? Ça n’a aucun sens. Conforme-toi aux normes ».
Heureusement, j’ai dépassé ce clivage.
Je m’en fous car je ne fais de mal à personnes. Je m’amuse.
Je suis bien dans mon corps d’homme, mais j’ai envie d’explorer le travestissement.
Ça m’intéresse et me procure du bonheur comme aller voir un match de sport, lire un excellent livre, aller au restaurant avec des amis. Je le vois comme un hobby.
Ma femme est au courant, donc je ne lui mens pas. Et ça pour moi, c’est le plus important.
Si demain, mes collègues, amis, famille le découvrent. Je leur expliquerai les raisons. Je ne veux pas changer de sexe. Je ne veux pas me travestir à plein temps, je n’ai pas d’attirance pour les hommes, je me sens bien dans mon corps d’homme.
S’ils ne le comprennent pas, cela voudra dire qu’ils ne m’apprécient pas pleinement. Je me dis qu’un jour je le dévoilerai à ma famille. Je pense qu’ils pourraient comprendre. Ils me semblent assez ouverts.
Ma plus grande crainte, c’est que l’on me prenne pour un cinglé, quelqu’un d’instable mentalement, de bizarre car il s’habille de temps en temps en femme.
Mon but est de faire quelque chose de réaliste, non vulgaire.
Je veux améliorer mon maquillage, investir un peu dans du matériel photo. Il faut que ce soit beau, que ça claque !
J’envisage de le partager sur les réseaux sociaux. Je souhaite que chacun puisse trouver le bonheur et faire ce qu’il ait envie sans jugement, tant que ça n’est pas nocif pour d’autres et pour lui-même.
En le partageant, j’espère donner envie à d’autres personnes qui hésitent.
Nous n’avons qu’une vie, il faut en profiter à fond, sans regrets.
J’avais hésité entre toi et Transmakeover pour la première séance.
Transmakeover avait pas mal de vêtements, de perruques. Je n’avais rien à cette époque. Ça a donc orienté mon choix.
Entre les deux sessions, j’ai acheté pas mal de choses. On a même fait les magasins ma femme et moi.
Je suis reparti de chez toi avec une perruque magnifique, des vêtements en plus.
J’ai effectué ma première sortie en femme avec toi. Je n’avais pas peur.
Au contraire, je me suis beaucoup amusé. Je n’ai pas senti de pression de la part des gens autour de nous.
C’était bienveillant. J’ai l’impression que certains ne s’en sont même pas rendu compte.
Tu m’as dit que j’avais un bon « passing » et ça me donne envie de continuer.
Ça restera un jour gravé en moi pour toujours. On en a même oublié de manger !
Je n’avais d’ailleurs pas faim. Sûrement du fait de ce bonheur intense.
Je suis reparti habillé en femme au volant de ma voiture, pour permettre à ma compagne de voir ton travail bluffant.
Conduire en jupe et avec des talons s’est bien passé. J’ai adoré ! Je me sentais super bien, un état de plénitude.
J’ai mangé directement en arrivant.
Retirer les vêtements a été difficile. Mais ma femme avait du mal à m’identifier comme son mari, car tu avais fait un maquillage incroyable.
Je l’ai donc accepté. Et je sais que ça n’est pas la dernière transformation que je fais.
Je félicite chaque personne qui a le courage de vivre son travestissement. Ce n’est pas facile dans la société.
Certains pays ont des sanctions très lourdes pour cela.
Je souhaite à chacun de trouver son bonheur, de se connaître soi-même et d’être bienveillant avec les autres.
Au travail, j’ai proposé d’être un allié de la communauté LGBTQIA+. Comme cela, si des personnes ont besoin de parler, je suis là.
Je ne veux pas rester inactif. Il y en a assez de juger les gens sur ce type de critères, plutôt que la compétence.
A très vite!
Bon weekend,
Stella
Merci Stella, tu es bien une étoile !
L’histoire de Stella est un vibrant témoignage de la force transformatrice de l’acceptation et du soutien dans le voyage vers l’auto-expression et la découverte de soi.
En tant que fondatrice de Transbeauté, je m’engage à fournir un espace où des personnes comme Stella peuvent explorer en toute sécurité leur identité de genre, avec le soutien nécessaire pour embrasser pleinement leur vrai soi.
Chez Transbeauté, nous valorisons l’importance de l’accompagnement personnalisé, offrant conseils, ressources et encouragement à chaque étape de ce parcours.
Nous croyons fermement que chacun mérite de vivre sa vie avec authenticité et sans regrets, et nous sommes dédiés à rendre cela possible.
En partageant des histoires comme celle de Stella, nous espérons inspirer d’autres à suivre leur propre chemin d’exploration et d’acceptation, tout en travaillant pour une société plus inclusive et compréhensive.
Happy Pride en ce mois de Juin !
Jennifer
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